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Hélène Oger est née à Lorient. Très tôt attirée par le dessin
et la peinture, elle cultive sa passion au gré d'une vie qui,
jeune fille, lui fait quitter sa Bretagne dans les traces de
son amour d'enfance, Bruno Oger, futur étoilé de la galaxie
des grands chefs de la cuisine française.

C'est ainsi qu'on la retrouvera entre Rhône, Saône et Loire,
élève de l'école des Beaux Arts de Mâcon et plus tard, sur la
Côte d'Azur, au Cannet non loin de Mougins, dans l'atelier
de Gilles Herbuté, grand technicien et pédagogue
de l'art pictural.

Entre temps, elle aura connu l'Asie, plusieurs années durant... de quoi ajouter
à sa palette un peu d'encre de Chine, en lui ouvrant les chemins de l'art thaïlandais
et tout cet univers merveilleux d'un Orient peuplé d'animaux fantastiques et de
soleils lumineux.

Au fil de ses lectures et de ses voyages, son univers s'inspire beaucoup des contes,
légendes et écrits des divers pays. (les fables de La Fontaine ne sont plus d'actualité)

un mot qui pourrait à lui seul définir toute la démarche
artistique et philosophique d'Hélène Oger, empreinte de
sagesse, d'humanité, de bonté, de lucidité et de rêverie...
le tout, à peine masquée par les effets décoratifs d'une mise
en scène théâtrale, façon "Commedia dell'arte", avec ses
acteurs fétiches, ses déguisements animaliers, ses fastueuses
couleurs de fête... et ses vérités cachées qu'un "troisième œil",
souvent présent dans le décor, vous invite à chercher,
au delà des apparences.
la technique d'Hélène Oger a évolué au fil des ans.
Elle repose aujourd'hui sur une mixité sculpture-peinture
concrétisée en plusieurs étapes.
Dans un premier temps l'artiste projette son croquis initial
sur la toile, au fusain ; puis "charge" le support d'une épaisse
couche de matière brute (acrylique, poudre de pierre, plâtre,...)
qu'elle va ensuite travailler au couteau.
Le second temps sera celui des superpositions de couches de peinture, en aplats rouges, ou bleus, ou jaunes... aptes, ultérieurement, à faire "vibrer" les couleurs, par résurgences naturelles ou par "grattage". Viennent ensuite les "enluminures"
qui rehaussent les reliefs du tableau, à la feuille d'or, aux poudres
et aux pigments. Une touche d'huile scellera l'union des deux techniques... qu'un vernis protecteur fixera définitivement
en fin de processus !
 
Jean-Jacques Depaulis